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mardi 12 août 2014

PPRD Canada/USA au secours de Dolly Makambo Nawezi

Photo tirée du site de la mairie de Gombe
Le bourgmestre de Gombe, M. Dolly Makambo Nawezi, chercherait encore où s’accrocher pour éviter de rembourser 150 $ à Mme Sakina de Montréal. Voir notre article du début du mois.
 
En effet, après avoir confié à son frère Richard Makambo le mandat de bousculer psychologiquement celle qui a eu le malheur de lui réclamer le paiement d’une vieille dette, voilà que Monsieur le maire se tournerait maintenant vers sa famille politique, le PPRD en l’occurrence.
N’ajustez pas vos lunettes, vous lisez très bien que le remboursement de 150 $ US de Mme Sakina se trouve maintenant sur le bureau de M. Tim Ntuer Muding, représentant officiel de PPRD Canada/USA, parti au pouvoir en RD Congo.
 
Le 9 août dernier à 15 h 22 (heure de Montréal), Mme Sakina reçoit l’appel de M. Muding. Homme aux bonnes manières apparemment, le représentant  de PPRD Canada/USA prend le temps de se présenter et d’expliquer l’objet de son appel. Selon ses dires, c’est M. Dolly Makambo lui-même qui l’a appelé de Kinshasa pour lui demander de contacter Mme Sakina dans le but de clearer la fameuse dette… de 150 US. On comprend alors que le maire de Gombe aurait transmis à M. Muding les coordonnées de Mme Sakina, comme il l’avait fait auparavant avec son intimidateur de frère Richard Makambo.
 
« Un entretien téléphonique des plus courtois », déclare Mme Sakina. « Il m’a écoutée et parlé très poliment ». À la fin de l’entretien, M. Muding, qui a semblé très bien comprendre l’histoire, s’engage à remettre à la dame son dû. Le rendez-vous est pris pour dimanche le 10 août 2014 à 16 heures. Depuis lors, les aiguilles de la pendule tournent inlassablement, et M. Muding n’a plus fait signe de vie.
 
Si l’attitude intimidatrice de Richard Makambo a à raison soulevé des inquiétudes, celle très compréhensive de M. Muding agace quelque peu et sème des doutes sur la vraie motivation de sa démarche. Pourquoi une histoire personnelle d’un membre de PPRD, quoique très gênante, doit-elle trouver solution dans les officines du parti? Se peut-il que M. Muding se soit justement intéressé à l’affaire Sakina afin de glaner des infos dont il se servirait éventuellement pour noircir le portrait de M. Dolly Makambo auprès des donneurs de jobs à Kinshasa? La ruée vers les postes en RD Congo a ouvert le bal à tous les coups bas…
Dans un de ses passages à congomikili.com, le représentant de PRRD/Canada invite les Congolais de Montréal à « grandir », à « cesser des conneries ». Il déclare trouver « honteux » le comportement de certains compatriotes combattants rompus aux injures et aux menaces, les invitant au dialogue afin de trouver solution aux divers problèmes qui les opposent. Quelle belle leçon de sagesse! Gare aux moralisateurs cependant... Ce beau conseil peut-il commencer par trouver un terrain fertile où il provient?
Un homme qui a grandi tient ses engagements, celui qui est sérieux et aime son pays dénonce les antivaleurs qui plombent les efforts de reconstruction du Congo. À quelle enseigne logent alors les agents de PPRD issus de la diaspora montréalaise?
Les règles de bonnes manières ne nous enseignent-elles pas que l’on ne communique point les coordonnées de l’autre sans autorisation préalable de celui-ci? À qui d’autre le maire de Gombe transmettra prochainement le numéro de Mme Sakina? Pourquoi la femme du bourgmestre, témoin privilégiée de la promesse de remboursement faite par son mari, n’a toujours pas contacté Mme Sakina pour mettre fin à cette dette de 150 $ US? Elle qui s'est pourtant engagée à le faire. Les agents de PPRD Canada/USA manquent-ils vraiment à faire pour devoir se rabattre sur les histoires personnelles des membres de leur parti? Et quelle histoire...
Ayant compris la volonté manifeste de M. Dolly Makambo de ne pas lui rembourser son dû, et désirant par-dessus tout éviter que ses coordonnées se retrouvent entre les mains de gens pas trop recommandables, Mme Sakina a décidé de changer de numéro de téléphone dans une semaine.
Les donneurs de leçon de PPRD Canada/USA disposent là d’un délai supplémentaire pour prouver qu’ils ont testé sur eux-mêmes le bien-fondé des remèdes d’évolution et de développement qu’ils prescrivent aux autres.
Restez branché…