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lundi 12 décembre 2011

Des Congolais de Montréal se beurrent de ridicule

La victoire de Joseph Kabila à l’élection présidentielle du 28 novembre dernier a déjà produit un effet fort positif à l’étranger : elle a permis aux Québécois de constater comment certains Congolais peuvent éprouver une fierté à se couvrir de ridicule.

Afin de célébrer la défaite de l’opposition à l’élection présidentielle, une centaine des Congolais ont pris d’assaut le pont Jacques-Cartier vendredi soir en pleine heure de pointe. Je vous laisse imaginer la réaction des pauvres citoyens pris dans cet embouteillage… Comme moyen de s’attirer la sympathie de la population, ces combattants ne pouvaient faire pire !

En interview cet après-midi sur les ondes de 98.5 FM, le président de la Communauté congolaise de Montréal (Cocom) s’est fait royalement tansé, luxueusement varlopé comme on le dit si bien en bon québécois.

Il a fallu que l’animateur Guy Simard rappelle à monsieur Jean-Marie Mousenga, qui se prévalait des prérogatives démocratiques que permet la société canadienne, « qu’un des premiers concepts de la démocratie, monsieur, c’est que la liberté des uns s’arrête où celle des autres commence ». C’en était quasiment gênant ! Écouter l’extrait ici.

Cette manifestation de Congolais de Montréal et la prestation du président de la Cocom illustrent tristement à merveille le fait que ce n’est pas parce qu’ils vivent depuis longtemps en Occident que tous les Congolais ont compris et intégré les concepts démocratiques et les règles de respect mutuel qui régissent les sociétés de droit.

Au lieu de parler de la cause – si cause il y a bien sûr – pour laquelle ils ont envahi le pont Jacques-Cartier, M. Mousenga n’a trouvé mieux que d'accuser le journaliste de racisme...

Improvisation et désorganisation quand vous nous tenez !

Vous comprenez donc maintenant pourquoi les choses vont si bien au Congo. C’est un pays riche, certes, mais comme vous le remarquez si bien cette richesse n’a pas été équitablement répartie dans la tête des ressortissants de cette lointaine contrée, pourtant pleine de potentiel humain.

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