Fin renard, politicien aguerri, le Cardinal Monsengwo rejoint la valse de contestation de la victoire de Kabila. Il y a de quoi craindre sérieusement le pire pour le futur de la RD Congo.Vous souvenez-vous encore des années de la Conférence nationale souveraine ? Il avait fallu que monseigneur Monsengwo, évêque de Kisangani à l’époque, investisse la scène politique au début des années 1990 pour que le pouvoir de Mobutu se mette à vaciller. La triste déchéance du Maréchal, difficile de ne pas s’en rappeler...
Pour qui l'archevêque de Kinshasa joue-t-il aujourd’hui le Jean-Baptiste, le baliseur du sentier menant au pouvoir? Ce n’est pas du tout bon signe, ce retour marqué du prélat dans la politique active.
Alors qu’elle s’est impliquée jusqu’au cou dans la surveillance des élections, en envoyant plus de 30 000 observateurs à travers le pays, l’Église catholique en a surpris plus d’un en annonçant que ce n’était pas son rôle de publier les résultats du scrutin.
Admettons que oui l'Église a réalisé qu'elle n'avait pas à se mêler de la politique... Amère déception pour les nombreux électeurs qui voyait dans cette implication un gage de transparence dans un scrutin très mal parti. Quoiqu’amère, la pilule a tout de même été avalée.
Mais au lieu de rester dans son trou, l’Église revient écœurer le peuple avec ses insinuations sur des scores trafiqués par la CENI et qui donnent Kabila victorieux. « Le président Kabila n’a pas eu ce score-là et Tshisekedi a eu plus de voix », a déclaré le Cardinal Monsengwo. Fidèle à son légendaire langage flou, il qualifie ces résultats de « non conformes à la réalité ».
Faut-il encore qu’on sache de quelle réalité il est ici question ! Pourquoi le Cardinal ne publie-t-il pas les données sur lesquelles il se base ? Et pourquoi l’Église catholique du Congo revient-elle maintenant après avoir temporairement retraité? Que mijote-t-elle ? Pour qui roule-t-elle?
Autant de questions qui risquent de demeurer sans réponse, tant l’Église me paraît plus intéressée à rasseoir les Congolais sur la balançoire des turbulences pour une durée indéterminée.
Une autre situation pénible qu’est appelée à subir la population congolaise. Admettons que ça se subit très mal lorsqu’on croit déceler l’ombre des hommes de Dieu dans les coulisses… Amen !
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