Est-il « normal que les parents participent à des activités sexuelles avec les enfants »? Un enseignant du secondaire s’est fait poser cette question par une de ses élèves.
Ce fut le début de la fin d’une sordide histoire d’inceste, qui s’est achevée aujourd’hui à Québec par la condamnation de la mère complice à 28 mois de prison. Une histoire qu’on croirait directement sortie de l’imagination tordue du Marquis de Sade...
Elle a juste 11 ans quand son père décide qu’elle est sexuellement comestible. Elle couche dorénavant dans le lit de ses parents, la mère ayant gagné le sofa du salon afin de laisser le champ ouvert à son mari. Et commencent ainsi les agressions sexuelles auxquelles la mère se joint parfois pour un party à trois. Ces vilaines pratiques se soldent inévitablement par une grossesse.
Parfaite et douce complice, la mère orchestre l’avortement. Mais comment donc! Il n’est pas question ici de priver le père de sa singulière gâterie. La maudite maman chapeaute toute l’opération avec brio. La tite s’est ramassée enceinte de son ti copain, raconte la mère au médecin. Et voilà étouffé in utero le fruit de l’inceste en gestation.
La gamine redevient disponible. Elle est parfaitement apte à subir les assauts répétés de son géniteur.
Un détail important s’introduit cependant dans la reprise des pratiques maudites de nos parents indignes. Très prévoyante, là très dévouée mère branche la malheureuse enfant sur les contraceptifs afin d’écarter toute grossesse éventuelle. Le pédophile peut donc consommer de manière non stop.
Jusqu’à ce jour d'avril 2010 où l'adolescente a innocemment posé la question qui tue à son professeur.
Le père incestueux a écopé de sept ans de prison. Pas assez à mes yeux. Et la mère s’en tire, elle, avec une peine sucette en chocolat de moins de trois ans d’enfermement. Scandaleux! La défense se réjouit que la Cour ait acquiescé à sa proposition de peine, les experts ayant souligné l’incapacité de la pôôôvre mère à « comprendre l'inadéquation des gestes qu'elle avait posés ».
Cette femme de 35 ans n’a pas fait que fermer les yeux sur les agissements de son pervers de mari, mais elle a fait pire : elle y a pris part. Et allègrement alors! À mes yeux, elle est doublement criminelle : en plus de ne pas protéger l’enfant, elle a participé aux agressions. À ce titre, elle aurait dû écoper au moins de la même peine que celle réservée à son pédophile de mari, même si elle a été elle-même victime d'agressions sexuelles dans son enfance...
Si à la prochaine élection fédérale les Conservateurs promettent de durcir les peines infligées aux agresseurs d’enfants et à leurs complices, seriez-vous surpris de les voir faire le plein de votes?
J’arrête! Cette nauséeuse et effroyable histoire me glace le sang.
Collaboration Barre Dacier
Collaboration Barre Dacier
2 commentaires:
Malheureusement trop fréquent. Mais inutile de se réjouir d'avoir puni une mère, il vaut mieux les aider à comprendre les conséquences de leurs actes.
Bonjour Auteure anonyme,
Emprisonnement ou aide aux parents pervers? L’un n’exclut pas l’autre, à mon avis. Qu’ils purgent leur peine, et on parlera ensuite de prise en charge psychothérapeutique. Même si je ne crois guère au succès de celle-ci.
Merci du commentaire.
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