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mercredi 1 février 2012

France Bédard : mère frustrée ou victime du viol?

Durant l’été 1965, France a travaillé comme femme de ménage au presbytère de Saint-Marc-des-Carrières. C’est là qu’elle a croisé le chemin du pimpant vicaire Armand Therrien. Le décor est campé : une fille de 17-18 ans avec un mâle de 24 ans dans le même enclos. Se peut-il que les hormones se laissent aller?

Mon expérience personnelle me fait crier OUIIIIII! Dans mon cas, il était même plus vieux qu'Armand et j'étais plus jeune que France. La trouille de la première galipette, je l'ai ressentie. Mais la suite fut une belle histoire d'amour. Retournons à notre chère France...

C’est arrivé un soir de septembre alors qu'elle faisait le tour de la maison afin d’éteindre toutes les lumières avant de gagner son lit. Rendue au niveau de la chambre d’Armand, celui-ci l’aurait attirée dans sa chambre, se serait allongé de tout son long sur elle, lui plaquant la main sur la bouche, et lui aurait susurré : «C'est à soir que tu vas savoir c'est quoi un homme!».

Et France a su cette nuit-là ce qu’est un mâle. Elle a apparemment aimé la découverte. Elle a pris goût à la chose. La douce piqûre d’Armand, elle en a redemandé. Encore et encore. Le sexe, France et Armand en ont mangé deux à trois fois par semaine. Huuuuummmmmm divin péché mignon!

Mais le boulot d’été a fini par prendre fin.  Même si France a cessé de travailler au presbytère, elle et son amoureux ont continué à dévorer goulûment le délice de communion des sens. On parle de quelque 70 chevauchées en sept mois. Belle moyenne à faire pâlir certains couples…

Mais le tout s’arrête en février 1966 quand France se retrouve enceinte. Merde! Armand capote. La paternité est incompatible avec sa profession d'homme de Dieu. Il conseille à France de donner le poupon en adoption. Une pratique courante à l’époque. Et leurs chemins à tous les trois se séparèrent là...

… Jusqu’en 1996 lorsque France, qui s’est mariée entre temps et a eu trois autres enfants, retrouve le fils jadis abandonné. Son cœur de mère saigne : son aîné de 30 ans n’a pas bien évolué dans la vie. Il a des problèmes.

Elle contacte le géniteur de son enfant, mais celui-ci refuse toute implication. «Donne pas mon nom. Fais jamais ça!», lui aurait-il répondu. «Ma croyance en Dieu s'est arrêtée là», relate la mère dépitée. Elle se tourne vers les autorités ecclésiastiques avec espoir d’obtenir un quelconque support. Mais toutes ses démarches accouchent d’un gros mulot.

À l’automne 2006, la mère profondément blessée passe à la vitesse supérieure et va balancer la purée à la police, encouragée apparemment par l'affaire Nathalie Simard. Elle raconte avoir été sexuellement agressée par un amoureux de Jésus. Cité à procès pour des accusations de viol et attentat à la pudeur, Armand nie avoir défoncé France contre sa volonté. À la justice de se prononcer.

Armand peut toutefois compter sur un allié de taille : le facteur nature. La Providence le libérera de toute charge en rendant un verdict des plus inattendus : l’accusé Therrien meurt en février 2008, deux semaines avant le début de son procès. Il dumpe encore France. Franchement le mois de février ne sourit à la pôôvre.

L’ex-copine frustrée croit cependant en ses chances d’obtenir une réparation financière en poursuivant la succession de son ex et l’Archevêché de Québec. Le procès a lieu en décembre 2011. Voilà que quelques jours avant février 2012, le juge dit NON à la requête de France, le délai de trois ans étant prescrit. L’ultime clou est enfoncé dans le sarcophage...

Une question ne cesse de me tarauder l’esprit : le supposé traumatisme subi par France aurait-il conservé la même intensité si Armand avait accepté en 1996 d’aider leur fils moins choyé par la vie?

J’en viens donc à la motivation derrière les poursuites logées par France. 

Pourquoi a-t-elle longtemps propagé le mensonge selon lequel son fils était le fruit du viol pour lequel elle demandait réparation? Mentir aux autres? Il n'y a rien là. Croire en ses propres mensonges? Wôô, un instant! Ça s'appelle la mythomanie et ça se soigne. De là à fonder un organisme de défense des victimes de prêtres, j'en perds mon latin! C'est divinement diabolique!

Victime du viol ou mère frustrée? J’écarte l’option victime. Messieurs, faites très attention aux femmes enragées. Elles peuvent vous pourrir l’existence…

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